Paradise Papers : Betway au cœur de la tourmente

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Malgré son implication dans le scandale des “paradise papers”, le sponsor Betway peut compter sur le soutien de ses partenaires, dont Anderlecht.

C’est un phénomène qui prend de l’ampleur dans les médias. Révélation après révélation, le commun des mortels se rend compte que l’évasion fiscale est devenue un sport. Car cette mode de s’exiler (tout du moins sur le papier) dans un paradis fiscal pour en payer le moins possible semble contagieuse. Après Lewis Hamilton, champion du monde de F1, suspecté de n’avoir pas payé la TVA de son jet privé, c’est maintenant carrément au tour des clubs sportifs d’être dans la tourmente… via leurs sponsors. Dernière affaire en date ? Celle d’Anderlecht et de son sponsor officiel : le casino en ligne Betway.

Betway, un sponsor qui n’hésite pas à mettre la main à la poche

Le site agréé par la Commission belge des jeux de hasard est depuis quelques années un sponsor très apprécié (car très généreux) dans le milieu… Un sponsor qui ne cesse de multiplier les partenariats. Anderlecht, West Ham United (à qui il verse une douzaine de millions par saison), Coupe de Belgique, Pro League… Betway ratisse large pour s’assurer une place de choix sur le marché. Mais la raison de ce succès (et de cette générosité) semble plutôt opaque pour ne pas dire obscure.

Une filiale siège de Betway installée dans un paradise papers

L’annonce n’est pas des plus reluisantes pour cet établissement de jeux d’argent ayant reçu la bénédiction d’officier sur le marché belge. Betway, installé à Malte, possèderait une filiale siège dans les Iles Vierges britanniques. Un paradis fiscal qui lui permettrait, d’après le principal informateur, de blanchir de l’argent. Argent qui serait ensuite réinjecté dans deux filiales dont la légalité est discutable. Betway serait ainsi le maillon suivant… L’investigateur qui charge le site de jeux avance ainsi, pour se justifier, une transaction datant de décembre 2014. Où le compte maltais de Betway aurait été crédité de 28 millions provenant des Iles Vierges. Pire encore : le siège d’une de ses sociétés serait localisé dans un garage presque désaffecté.

Betway et Anderlecht, une histoire des gros sous contrariée ?

En janvier 2017, la Fédération internationale de tennis (organisatrice de la Coupe Davis et de la Fed Cup) et Betway avait mis fin prématurément, d’un commun accord, à leur contrat… Contrat qui courrait pourtant jusque fin 2018. En sera-t-il de même pour Anderlecht et ses homologues ? Apparemment non, puisque les principaux concernés (à savoir l’URBSFA, Anderlecht, la Pro League et l’Union belge) ont fait savoir que cette histoire de siège ne les concernait pas. Pour eux, leur sponsor est un bookmaker dont la légalité en Belgique n’est plus à prouver, grâce à sa licence officielle. Un soutien pour l’instant indéfectible… mais qui pourrait facilement ployer, si d’autres révélations fracassantes remontaient à la surface.

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