Loot Box et Commission des jeux de hasard belge : la saga continue !

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Contrairement à Valve, 2K Games et Blizzard, l’éditeur Electronic Arts refuse de désactiver ses loot boxes : le parquet bruxellois a donc ouvert une enquête pénale.

Ce fameux système de loot box n’en finit pas de faire couler de l’encre… Ni sa nouvelle réglementation, d’ailleurs, qui les considère comme des jeux de hasard en Belgique (mais aussi aux Pays-Bas). Face à ce coup dur, les opérateurs n’ont pas 36 solutions. Soit ils obtiennent l’autorisation d’exploitation soit ils désactivent ces coffres à butin.

La loot box, un jeu de hasard comme les autres ?

Pourquoi ces “bonus” payants sont-ils maintenant considérés comme des jeux de hasard ? Tout simplement parce qu’ils sont à l’origine de transactions financières. En effet, certains produits numériques acquis grâce à l’achat de cette “boîte à cadeaux mystère” sont revendus (contre des devises sonnantes et trébuchantes) à d’autres joueurs sur des marchés parallèles. D’après la Commission belge, près de la moitié de ces jeux permettrait ainsi ce genre de micro-transactions à but lucratif. Une monétisation qui n’est pas au goût des gouvernements. Ce qui a poussé certains d’entre eux (dont la Belgique) à agir vigoureusement, en réglementant ce système controversé.

Counter-Strike Global Offensive : Valve désactive ses loot boxes

Devant cette nouvelle réglementation particulièrement restrictive, Valve n’y a pas été par quatre chemins. Il a profité de sa nouvelle mise à jour pour désactiver ses loot boxes (= les conteneurs) sur le marché belge et néerlandais. Les joueurs de ces deux pays n’ont donc plus accès à ce genre de butins pour progresser dans le jeu vidéo Counter-Strike : Global Offensive. À noter que 2K Games et Blizzard ont suivi le mouvement, en retirant également leurs boxes sur de nombreux titres (dont Overwatch). Vont-ils désactiver définitivement ce système ou tenter d’obtenir l’agrément spécial délivré par la Commission ? Seul l’avenir pourra nous le certifier…

FIFA18 & 19 : Electronic Arts obligé de se conformer à la législation ?

L’éditeur américain de jeux vidéo rechigne à rentrer dans le rang. Car il considère ses loot boxes non pas comme des jeux de hasard mais comme des “extras” ou “bonus” payants. Un point de vue que n’apprécie pas la Commission belge des jeux de hasard. Celle-ci a donc lancé un avertissement à Electronic Arts, qui ne semble toujours pas concerné par ce procès d’intention. En effet, l’exploitant continue de proposer ses boîtes mystères aux joueurs de FIFA18 & 19 tout en refusant de faire une demande de licence officielle. Face à cette rébellion, le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête pénale à son encontre. Le risque s’il intente des poursuites ? Une amende de 800 000€ assortie d’une peine de prison de 5 ans.

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